Le traitement de l’eau contaminée, la valorisation des terres et eaux salines et la désertification (Google / Agadir Inou)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.agadirinou.com/modules/news/article.php?storyid=4870

Posté par SMaiLY le 28/10/2009 18:19:37

· Un procédé présenté par un chercheur suisse

Des plantes halophiles pour la valorisation des terres et eaux salines

L’écologie était au cœur du débat mercredi dernier à Agadir. C’était lors d’une conférence organisée par l’Institut français de la ville, en marge du rallye nautique Ciotat-Dakar (cf. www. leconomiste.com). Au cours de cette rencontre, Pascale Meylan, chercheur suisse, a présenté à l’assistance «Le procédé Sodis» concernant le traitement de l’eau contaminée à boire dans les pays en voie de développement. Selon l’intervenant, pour désinfecter l’eau et la rendre potable, la méthode Sodis ne nécessite que de la lumière solaire et des bouteilles en PET incolores. Ainsi les contenants sont remplis d’eau et sont directement exposés au soleil durant six heures. «Les rayons UVA contenus dans la lumière solaire tuent les germes infectieux, à savoir les virus, les parasites et les bactéries», souligne le conférencier. Par ailleurs, renchérit-il, le procédé est utilisable sur de petites quantités d’eau, mais permet aussi d’éviter les maladies diarrhéiques, une des principales causes de décès dans les pays en voie de développement.

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La question de «l’utilisation durable des plantes halophiles pour la valorisation des terres et des eaux salines» était un autre sujet abordé lors de la rencontre organisée par l’IFA. L’intervenante sur le sujet n’était autre que le professeur Salma Daoud, enseignante à la Faculté des Sciences d’Agadir et 3e Grand Prix Hassan II pour l’invention et la recherche dans le domaine agricole en 2007. «L’impact de la salinité est encore plus sérieux dans les pays qui utilisent l’eau pour l’irrigation agricole», précise-t-elle. Au Maroc, plus d’un million d’hectares de terres sont infectées par la salinité qui varie d’une région à l’autre. La vallée du Draâ étant une des régions aux eaux les plus salées. Pour remédier à ce problème, les chercheurs font appel aux plantes halophiles qui ont la capacité d’absorber la salinité de l’eau. Cette ressource peut être normalement utilisée par la suite.

On ne peut poser la question de la disponibilité de l’eau potable abordée à travers le problème de salinité des ressources sans évoquer le sujet de la désertification. Un thème développé par Chérif Harrouni, professeur universitaire au département d’urbanisme, d’architecture et d’environnement à l’I.A.V. Hassan II d’Agadir.

Le conférencier a mis en exergue quelques principaux facteurs de perturbation de l’écosystème qui sont divers et parfois irréversibles. A ce sujet, il a cité comme exemple les éruptions volcaniques, les tsunamis, les sécheresses prolongées. Certaines actions de l’homme au quotidien tout comme l’exploitation du sous-sol pour les prélèvements de sable, de pierre ou de minerai sont des facteurs de perturbation de l’écosystème. Par ailleurs, certaines pratiques culturales inadéquates aboutissent à l’épuisement du sol ou de la nappe phréatique comme c’est le cas dans la région du Souss.

Ensablement

Selon le professeur Harrouni, la désertification ne concerne pas seulement les pays au climat sec mais aussi d’autres pays tels que l’Angleterre au climat humide. Par ailleurs, souligne-t-il, il ne faut pas confondre désertification et ensablement qui n’est qu’un aspect de la désertification. Pour pouvoir remédier au problème de l’ensablement, il est nécessaire de pouvoir fixer le sable qui menace les zones d’habitation entre autres. La méthode la plus durable étant la fixation des dunes, notamment. Ce procédé avait été mis en pratique au sud Zagora où en utilisant des palissades de palmiers il a été possible de stabiliser les dunes.

Fatiha NAKHLI
L’économiste

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.