DES RÉFUGIÉS BÉNÉFICIERONT D »UN PROJET DE MICROCRÉDIT (UNNews / Willem Van Cotthem)

Lu au site : UNNews

DES RÉFUGIÉS BÉNÉFICIERONT D »UN PROJET DE MICROCRÉDIT SOUTENU PAR L »ONU

New York, Jan 14 2010 12:50PM

Des dizaines de milliers de personnes déplacées à travers le monde pourront bénéficier de micro-prêts pour lancer leur propre entreprise et devenir auto-suffisantes grâce à un nouvel accord entre le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (< » http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news »>UNHCR) et une organisation de microcrédit créée par le Prix Nobel de la paix bangladeshi, Muhammad Yunus.

Selon un protocole d’;accord signé par M. Yunus et le Haut commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres, le Grameen Trust va mettre en place des programmes de micro-prêts pour les civils déplacés, principalement des réfugiés mais aussi des rapatriés et des déplacés internes, dans 14 pays à travers le monde, avec une étude de faisabilité au début de cette année en Egypte, en Tanzanie et en Afrique du Sud.

« La Grameen Bank et son réseau ont donné accès au microcrédit à des millions de gens pauvres », a dit M. Guterres. « Je pense que le Grameen Trust peut apporter une contribution vitale à l’;auto-suffisance et à la promotion de moyens d’;existence durables ».

Le HCR et les employés du Grameen Trust évalueront le nombre et le profil des bénéficiaires. Le projet examinera aussi l’;amélioration des activités actuelles de microcrédit du HCR.

Malgré les bénéfices qu’;il peut apporter, le microcrédit n’;est pas toujours envisagé dans les opérations concernant les réfugiés. Dans certains cas, les politiques des pays d’;accueil empêchent les réfugiés d’;avoir accès aux institutions financières. Dans d’;autres, l’;expertise limitée du HCR et de ses partenaires en matière de microcrédit est un facteur. C’;est pour surmonter ces problèmes que le HCR a établi des partenariats avec le Grameen Trust et l’;Organisation internationale du Travail (<« http://www.ilo.org/public/french/index.htm »>OIT).

M. Yunus, qui a reçu le Prix Nobel de la paix avec sa Grameen Bank en 2006, a été surnommé « le Banquier des pauvres ». Il a démarré le projet Grameen dans un village du Bangladesh en 1976. En 1983, le projet est devenu une banque pour aider les gens à s’;extraire de la pauvreté en leur octroyant de petits prêts, ou microcrédit, avec des conditions généreuses et adaptées. Le Grameen Trust a été établi six ans plus tard.
Jan 14 2010 12:50PM

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2007 - Le Représentant d'UNICEF ALGERIE et les représentants du Gouvernement Sahraouis visitent les jardins de famille dans le camp des réfugiés à Smara. Des légumes y poussent d'une façon merveilleuse dans le désert du Sahara. Exemple à suivre.

MON COMMENTAIRE (Willem)

Nous ne pouvons qu’applaudir cette nouvelle initiative de l’UNHCR : un projet de micro-crédits pour les réfugiés ou les personnes déplacées.  Le Grameen Trust mettra donc en place des programmes de micro-prêts pour les civils déplacés, des millions de gens pauvres.  Nous lisons avec satisfaction que « le Grameen Trust peut apporter une contribution vitale à l’auto-suffisance et à la promotion de moyens d’existence durables ». »

Tout en espérant que l’UNHCR, le Grameen Trust et l’OIT trouveront des solutions adéquates pour éviter que « les politiques des pays d’accueil empêchent les réfugiés d’avoir accès aux institutions financières« , nous comptons aussi sur ces organisations pour donner priorité à des initiatives visant l’autosuffisance des réfugiés en matière de nourriture.

Pour nous, la création d’un petit jardin de famille pour chaque famille des gens déplacés est la solution-clé pour atteindre cette auto-suffisance.  L’utilisation d’une partie des micro-crédits pour l’achat d’engrais, de semences et de’outils aura un rendement immédiat en durable, car la production locale de légumes et de fruits est de loin préférable à l’apport régulier d’aliments.  La preuve de succès d’une telle initiative à été livrée pr l’UNICEF en Algérie qui a lancé un projet de jardins de famille dans les camps des réfugiés près de la ville de Tindouf.

Un succès à multiplier partout ?

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.