LA GESTION DES FEUX DE FORÊT (FAO)

Lu au site : UNNews

FAO : LES COMMUNAUTÉS DOIVENT ÊTRE IMPLIQUÉES DANS LA GESTION DES FEUX DE FORÊT

New York, Apr 19 2010 10:50AM

La plupart des incendies résultent d’;activités humaines, c’;est pourquoi les communautés locales doivent être pleinement impliquées dans la prévention et la gestion des incendies de forêt, selon l’;édition 2009 du ‘;Manuel de gestion des incendies de forêt pour les formateurs’; publiée lundi par l’;Organisation des Nations Unies pour l’;alimentation et l’;agriculture (< » http://www.fao.org/index_fr.htm »>FAO) en partenariat avec le ministère finlandais des affaires étrangères.

« Lorsque les communautés locales tirent profit de la protection de leurs ressources naturelles, elles sont plus motivées pour prévenir les incendies de forêt », affirme Pieter van Lierop, expert forestier à la FAO.

Le manuel souligne que le risque, la fréquence, l’;intensité et l’;impact des feux de forêt peuvent être réduits grâce à des approches plus intégrées de gestion, notamment la détection des incendies et leur extinction rapide, la surveillance, l’;alerte précoce, la prévention et la préparation des communautés locales.

« Il devrait y avoir un juste équilibre entre, d’;une part, les activités de suppression des incendies de forêt et l’;investissement dans des équipements coûteux de lutte et, d’;autre part, la prévention effective et la sensibilisation des communautés locales », estime M. van Lierop.

Selon la FAO, plus de 350 millions d’;hectares de forêt sont touchés chaque année par les incendies, dont plus de la moitié en Afrique.

Sur un total de 1,8 milliard d’;hectares, on estime qu’;entre 150 et 250 millions d’;hectares de forêts tropicales sont ravagés chaque année par les incendies sauvages. En région Méditerranée, 700.000 à 1 million d’;hectares de couvert végétal sont brûlés chaque année. Dans l’;ensemble, 90% à 95% des incendies sont provoqués par l’;homme.

L’;expansion continue de l’;agriculture et d’;autres formes de conversion des terres dans les pays en développement, les négligences dans l’;utilisation du feu, l’;utilisation accrue des espaces naturels à des fins récréatives, comme les pique-niques et les barbecues, ainsi que le tourisme dans les pays développés et les pays en développement figurent parmi les raisons principales de la fréquence et de l’;impact croissants des incendies de forêt.

De nombreux incendies allumés intentionnellement pour défricher des terres pour l’;agriculture, deviennent incontrôlables et dévastent de grandes superficies.

Cependant, l’;interdiction pure et simple des feux n’;est pas une solution envisageable, estime la FAO. « Les gens vont allumer des feux de toute façon, même si cela est prohibé, afin de déblayer un terrain ou de se débarrasser de déchets », fait valoir M. van Lierop.

Selon le manuel, bien qu’;il soit destructeur, le feu est aussi un outil utile de gestion des terres s’;il est bien utilisé et s’;il intervient au moment opportun. Pour assurer une gestion efficace des feux de forêt, il convient d’;admettre qu’;incendies et écosystèmes sont liés à de nombreux égards depuis des millénaires. Quand les incendies sont planifiés au sein d’;écosystèmes, ils doivent cibler le maintien de la biodiversité, la régénération des végétaux et la production de fourrage.

En Afrique australe, les feux de savane permettent d’;obtenir par la suite du fourrage frais et réduisent les risques d’;incendies non planifiés tout en éliminant l’;herbe sèche et le fourrage desséché.

Dans les écosystèmes de pâturage, le feu est le principal agent de décomposition qui permet le retour des nitrates dans le sol tout en maintenant la productivité élevée des pâturages.

« Il est donc plus avantageux de former les communautés locales à gérer les incendies et développer ensemble des solutions alternatives moins nocives. A titre d’;exemple, il vaut mieux brûler les terres à la fin de l’;hiver pour réduire ainsi le risque d’;incendies dévastateurs », conclut M. van Lierop.

Apr 19 2010 10:50AM

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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.