http://static0.7sur7.be/static/photo/2015/10/8/2/20150105172115/media_xll_7386032.jpg

Destruction de la mangrove, forêt marine

Crédit photo : 7 sur 7

© afp.

Au Pakistan, le déclin de la mangrove, barrière naturelle contre les cyclones

La mégalopole pakistanaise Karachi est protégée des tempêtes tropicales par une barrière naturelle, la mangrove. Mais la pollution, l’irrigation à grande échelle et les coupes illégales au cours du dernier siècle ont décimé cette forêt marine au grand dam des pêcheurs qui y trouvent crevettes et poissons.

EXCERPT

Gare aux tsunamis
Le sud du Pakistan et la métropole Karachi sont situés au carrefour des plaques tectoniques indienne, africaine et arabique, une activité sismique à l’origine de nombreux tremblements de terre et parfois même de tsunamis.

« Cette zone a été touchée par un énorme tsunami en 1945, et cela peut bien sûr se reproduire… L’an dernier nous avons eu un tremblement de terre, enfin deux, et si un séisme a son épicentre dans la mer, cela peut provoquer un tsunami. Et si un tsunami nous touche, la zone qui en souffrira le plus sera le delta de l’Indus », explique Muhammad Moazzam Khan, du Fonds mondial pour la nature (WWF-Pakistan).

D’où l’importance de protéger la mangrove pour tenter de minimiser les dégâts d’une éventuelle catastrophe naturelle. Après des décennies de déclin, les défenseurs de l’environnement tentent aujourd’hui d’inverser la tendance en replantant la mangrove sur la côte près de Karachi. Doucement, très doucement, de façon éparse, la mangrove commence à repousser mais n’atteindra probablement jamais sa splendeur d’antan, à l’époque où Karachi était un paisible port colonial à des lieues de la mégalopole grouillante, polluée et fascinante qu’elle est aujourd’hui devenue.

Lire l’article entier: SOS PLANETE 7 sur 7

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.